Je suis étendue sur mon lit écoutant des chansons rétros.
Là où je suis je vois un petit lac artificiel, des arbres,
des oiseaux qui chantent, en somme je vois un magnifique paysage.
En regardant ce paysage, en écoutant ces vieilles
chansons que de souvenirs remontent à ma mémoire.
Je nous revois toute la famille dans notre petite maison verte.
Elle était toute petite, trois chambres pour huit personnes,
mais on était si bien dans cette petite maison.
Nous étions très pauvres et mes parents faisaient tout pour
que nous manquions de rien et pour que nous ayons nos trois repas par jour.
Nous n'avions jamais eu de cadeaux de Noël,
et cela ne nous empêchaient pas d'être heureux.
Je me souviens d'avoir eu mon premier cadeau de Noël à l'âge de neuf ans.
Une poupée aux cheveux bruns, vêtue d'une très
jolie robe bleue avec de la dentelle. Elle était magnifique,
comme nous étions heureuses mes soeurs et moi d'avoir enfin nos poupées.
Hélas, cette joie se termina le 8 mars 1959,
quand notre petite maison brûla en entier et que nous perdions tout.
Tout ce qui nous restaient, c'était les vêtements que
nous portions ce jour-là, à part cela nous n'avions plus rien,
même nos poupées y avaient passées et ce fut nos derniers cadeaux
de Noël que nous avons eu dans notre enfance, car par la suite il a fallu
rebâtir la maison et mes parents se sont retrouvés encore plus pauvre que jamais.

Je me revois encore le lendemain de l'incendie,
j'étais devant la petite maison et je regardais les décombres noircis,
tout n'était que cendres et mon enfance était partie en fumée
comme la petite maison verte. Je ne sais pas ce qui c'est
passé en chacun de nous le jour de l'incendie,
mais lorsque nous avons pris possession de notre nouvelle maison toute neuve,
nous n'avons pas retrouver nos joies d'enfants.
Cela nous avait peut-être mûris prématurément,
mais une chose est certaine nous n'étions plus les mêmes.
La maison de notre enfance, la maison de nos
souvenirs heureux n'était plus là.

Je vis maintenant dans la maison que mes parents ont
construit après l'incendie. Il y a beaucoup de souvenirs
dans cette maison, mais pas les mêmes que dans notre petite maison verte.
Dans ma tête, la petite maison verte était la maison du bonheur
et celle-ci pour moi est la maison du malheur.
Pourquoi je dis la maison du malheur, parce qu'il n'y a
jamais eu vraiment de bonheur dans cette maison.
Les personnes qui lisent ce texte doivent trouvées
cela étrange que je parle ainsi de deux maisons que
j'ai habité avec ma famille. Je m'explique: l'enfant en moi n'est pas mort,
il est toujours bien vivant entouré de ses parents,
ses frères et soeurs. Quand on vieillit les souvenirs s'estompent,
on ne veut pas revenir en arrière; mais parfois c'est agréable de se
souvenir de nos joies d'enfants, de ces petits riens
qui nous rendaient si heureux. Il suffisait d'un sourire,
d'une caresse de nos parents pour nous rendre heureux.

Mes parents ne sont plus là aujourd'hui pour me sourire,
me consoler, mais dans mon coeur et dans ma tête, ils sont là dans
la petite maison verte et nous sommes heureux tous réunis.
Les souvenirs d'enfants sont les plus précieux que nous possédions,
il ne faut jamais les renier quoi qu'il puisse s'être
passé dans notre enfance. En chacun de nous,
bat un coeur qui se souvient, même si notre esprit préférerait oublier.
Ce serait tellement merveilleux si on avait la possibilité de reculer
dans le temps et de pouvoir revivre nos joies d'enfants,
retrouver notre candeur, revoir nos chers disparus.
Hélas, c'est une chose impossible et c'est dommage
car la vie était moins cruelle à l'époque de notre enfance que
celle d'aujourd'hui.

Fermez les yeux, revenez à l'époque de votre enfance,
revoyez vos parents, votre famille et souriez aux beaux
moments que vous avez vécus tous réunis et aux sentiments
de bonheur que vous ressentiez. C'est agréable n'est-ce pas?

Adieu petite maison verte,,,,,,,,,,,

Karjoc