
A notre naissance, s'ouvre le livre de notre vie. Tout au long de notre vie, chaque instant de notre vie y est inscrit. Les joies, les peines, en bref tout ce qui se passe dans notre vie. Quand on arrive à une certaine période de notre vie, on feuillette ce livre et on regarde ce qui s'est passé dans notre vie depuis notre naissance. On revit les belles choses qui nous sont arrivées, toutes nos joies d'enfant, notre vie avec nos parents, frères, sœurs, amis(es), le reste de la famille.
On revoit aussi nos peines, la pertes des gens que nous avons aimés, la perte parfois de travail, la perte d'une amie ou d'un ami, la perte des amours que nous avons vécus, la perte parfois de la santé, et bien d'autres pertes.
Quand on fait le bilan de tout cela, on s'aperçoit que la colonne des peines est plus longue que la colonne des joies. On est là assise à revivre encore une autre peine, et cette peine rend le Livre de notre vie de plus en plus lourd. Notre cœur est en miette, on a plus la force de poursuivre. Souvent après une peine, un échec, un rejet, on a tourné la page de ce Livre, disant ça va aller mieux dans quelque temps, mais c'était toujours à recommencer, l'éternel combat contre cette vie cruelle qui ne cesse pas de nous faire mal.
Si rendu au milieu de la vie, on tourne encore la page, le bilan des peines, des échecs va s'alourdir, la colonne des peines sera encore plus longue que la colonne des joies; cette page qu'on doit tourner, devient trop lourde.
Cette page qui est si lourde, et dont on n'a plus la force de tourner, pourquoi, pour qui la tournerait-on? Quand on sait que la vie ne peut plus rien nous apporter de bon, quand la vie nous blesse sans cesse, pourquoi recommencer encore et encore à tourner la page?
Cette page est devenu trop lourde, on n'a plus la force physique et mentale de la tourner, alors il ne reste qu'une chose à faire; ne pas tourner la page et y inscrire le seul mot qui nous rends enfin la paix, la sérénité et le bonheur, le seul mot qui ne nous fera plus souffrir. Sur la page de ce Livre qui est devenue trop lourde, il faut un moment de notre vie se décider à y écrire le mot :
FIN
Kosska

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