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Mon frère Gaétan

Je vous présente mon frère Gaétan, né le 21 octobre 1944 et décédé le 4 avril 2005. Il avait 60 ans, il désirait prendre sa retraite et profiter de la vie avec son épouse quand au début février il a appris qu'il avais un cancer aux poumons, ce cancer s'est généralisé et 2 mois plus tard il décédait.

Aujourd'hui j'aimerais vous parler de lui, de ce qu'il était. Adolescent il adorait les sports, la pêche, le baseball, le hockey. Il a fait des études en mécanique , il adorais tout ce qui touchait à la mécanique, mais c'était aussi un bon bricoleur, la menuiserie n'avait pas de secret pour lui. Il s'est marié à l'âge de 20 ans, et à 27 ans quand notre père est décédé en 1972, il avait déjà 5 enfants, les jumelles sont nées le lendemain du décès de notre père. Je me souviens que son fils aîné Dominique le suivait partout où il allait, et il adorait parler de mécanique avec son père.

Puis comme bien des couples, il a divorcé, je ne me souviens plus quelle année, mais malgré son divorce il est resté près de ses enfants, il a toujours été là pour eux. Sa seconde épouse acceptait ses enfants et lui il acceptait les enfants de sa seconde épouse. Mon frère eu le grand chagrin de perdre son fils Dominique en 1991, il est décédé tragiquement. Sa seconde épouse a perdu aussi son fils aîné quelques années plus tard, alors tous les deux connaissaient ce qu'était de perdre un enfant. Je me demande souvent si Gaétan s'était remis de cette grande perte.

Tout allait bien pour lui, ces dernières années, il avait sept petits-enfants, une épouse qui l'adorait, 4 enfants à lui et les deux de son épouse, alors il avait une belle famille et il devait en être fier.

Il a fallu que cette maladie qu'on appelle le cancer vienne détruire ces rêves d'une belle retraite bien méritée, car mon frère était un homme qui pouvait travailler 15 heures par jour, le travail ne lui faisait pas peur. Du plus loin que je me souvienne je ne me rappelle pas de l'avoir vu sur le chômage, il était prêt à faire n'importe quel travail, au lieu d'avoir du chômage.

Donc Gaétan savait qu'il était condamné dès février, mais il ne l'a pas dit à son épouse, il ne voulait pas l'inquiéter. Elle a pris soin de lui jusqu'en dernier. Il a passé la dernière semaine de sa vie au soin palliatif, et c'est là que je l'ai vu pour la dernière fois vivant. J'ai vu un homme rachitique, un homme qui autrefois pesait 140 livres, il en faisait à peine 80, et il paraissait avoir 90 ans et non 60. Orgueilleux comme il était je suis certaine qu'il n'aurait pas aimer se voir ainsi. Le 2 avril, mon autre frère , mes sœurs et moi sommes allé le voir. Il était content de nous voir et nous a reconnu, mais j'avais jamais vécu une situation aussi pénible. Voir la mort dans la figure d'un être cher.

J'ai été la dernière à sortir de la chambre, je lui ai parlé et avant de partir il m'a prise dans ses bras et m'a embrassé. Je lui ai serré la main et je lui ai souhaité un bon voyage. Il m'a sourit et a fait signe que oui de la tête. J'espère ne plus jamais revivre une telle chose.

Maintenant Gaétan est là-haut avec nos parents, son fils Dominique et ses deux neveux Serge et Sylvain, les fils de ma sœur. Je relis cette phrase et je me rends compte, à quel point j'ai aimé ces personnes et qu'elles me manquent énormément.

Au revoir Gaétan, à bientôt. Dis-moi Gaétan qui sera le prochain ou la prochaine sur la liste ?

Bye bye mon frère.

Ta sœur Karmen




Toi mon frère

Tu es parti maintenant, toi mon frère.
J'espère que tu es heureux maintenant.
Ce ne fut pas facile de te perdre
Quand je t'ai vu la dernière fois à l'hôpital
Tu étais déjà presque sans vie.
Tu parlais à peine.
Ça m'a fait mal de te voir ainsi.
Jamais je n'aurais pensé que tu partirais ainsi si vite.
J'ai quand même pu te dire un dernier au revoir
Je pense très fort à toi, mon frère
Et on s'ennuie de toi, grand frère.
Tu ne seras plus jamais là
Mais on ne t'oubliera jamais, Gaétan.

Ta sœur Karmen




Gaétan

Tu nous regarde de là-haut
Avec les yeux d'un ange
Tu vois chacune de nos larmes.

Je garde en mémoire la dernière fois que je t'ai vu
Tu semblais si mal, si pathétique
Tu n'avais plus ce sourire qui éclairait ton visage
Tu n'avais plus ton regard vivant.

On pense à toi à chaque jour
Tu es notre ange gardien
Chacun de nous t'aimait à sa manière
Hélas, tu es parti trop tôt.

Nous savons au fond de nos cœurs
Qu'un jour on te reverra
Pour le moment ton visage est gravé dans nos esprits.
Tu seras toujours près de nous.

Quand je pense à toi
Que j'imagine ton visage ravagé par la maladie
Je sais que tu es mieux là-haut
Tu ne ressens plus aucune douleur.

Repose en paix, mon frère
Tu es désormais un autre ange au ciel.
Avec papa, maman, ton fils et tes deux neveux.

Karjoc